SOLIDARITE CONFRATERNELLE DES ARTISTES EN FAVEUR DE ROKIA TRAORE

17 octobre 2024

SOLIDARITE CONFRATERNELLE DES ARTISTES EN FAVEUR DE ROKIA TRAORE

« LA PLACE DE ROKIA C’EST SUR LA SCENE ET NON LA PRISON »

Suite à l’arrestation de l’artiste malienne Rokia Traoré par la police italienne, ses proches, familles et collaborateurs ne cessent d’entreprendre des initiatives pour sa libération. Des voix se font entendre à travers « le quotidien Indicateur du Renouveau ».

Moussa Diallo, directeur général adjoint (DGA) du Palais de la culture Amadou Hampâté se dit être indigné par rapport à ce qui arrive. « C’est une situation qui m’a beaucoup touché, Rokia est une artiste et sa place ce n’est dans la prison, c’est sur les scènes. Certains problèmes peuvent être régler autrement mais on ne doit pas l’incarcérer pour ça. Je pense que l’enfant aussi c’est  son enfant »

Aussi a fait savoir son DGA, « le Palais de la culture Amadou Hampâté avait mis gratuitement sa grande salle à la disposition des journalistes qui avait voulu constitués un vaste réseau de soutien à Rokia Traoré et aux ressortissants de Kolokani qui l’avaient sollicité pour le 5 octobre passé mais malheureusement l’évènement a été reporté ».

Par ailleurs, Moussa Diallo dira, « Nous sommes prêts à offrir leurs locaux pour soutenir toutes initiatives en faveur de Rokia Traoré. Tout ce qui nos artistes nous touche aussi, nous sommes là pour les artistes, pour les aider parce que ce sont le porte-drapeau du Mali d’une manière ».  

Idrissa Traoré, directeur du Badéma National renchérit : « la situation Rokia Traoré » est un peu triste en tant qu’une artiste internationale. « Elle est malienne, nous les artistes on est gênés, mécontents et triste de sa situation. Ce que nous nous pouvons faire c’est chanter des morceaux pour la libération de Rokia. La solution des artistes c’est leurs œuvre d’arts ». Et d’ajouter, « on peut comprendre qu’il ait de problème de couple mais qu’on l’afferme, c’est de trop. On se mari, on se divorce, c’est normal mais il ne faut pas qu’on l’a prive de sa vie artistique et de sa vie sociale, c’est compliqué. On a vraiment besoin d’elle chez nous, chez elle, au Mali, en Afrique ».   

Le directeur du Badéma estime que peut être les autorités travail sur la question.

« Ce sont des choses diplomatiques qu’on ne maîtrise pas, mais nous leur demandons de se mettre à fond pour la libération de Rokia. Autorités, on a besoin de votre aide ! ».

Awa Maiga artiste malienne du Nord (Gao-Toumbouctou), avoue : « Rokia est une idole pour moi. « Elle (Rokia) est la première femme à avoir commencé à jouer de la guitare qu’on a découvert depuis étant petite ».

Et d’enfoncer le clou : « Moi en tant que femme, que Rokia vive cela à cause de son propre enfant qu’elle a mise au monde, ça me déchire le cœur ».

Et aussi d’ajouter : « Moi en tant que femme, que Rokia vive cela à cause de son propre enfant qu’elle a mise au monde, ça me déchire le cœur ». « L’a voir subir autant d’humiliation, de torture, ça me fait vraiment mal ».

Awa demande que quelque chose soit faite pour que Rokia revienne car pour elle c’est une maîtresse, un exemple voire une légende pour le Mali. « Je demande aux autorités de s’investir pour la libération de Rokia. Tout sauf prison ».

Mamah Koné, artiste-musicien-percussionniste affirme, « Rokia ne mérite pas ce qui lui arrive. Je prie pour qu’elle recouvre la liberté, elle a beaucoup fait dans la music du monde et dans la music traditionnelle du Mali elle a même eu des Disques-d’ Or. Un artiste vit de son art, que nos autorités nous aide ».

Mohamed Chérif Diarra, Vise président Congrès d’Initiation pour le développement de Bèlèdougou (CIDEB) soutient Rokia, l’artiste du Bèlèdougou.

Concernant la poursuite des actions pour la libération de Rokia Traore qu’ils observent une pause indépendante de leurs volontés. « Nous attendons de rencontrer le ministre de la culture à qui la primature a délégué la mission de nous recevoir et de discuter de ce qu’il y a à entreprendre. Une fois cela fait, ça va nous ouvrir la voix maintenant pour les différentes actions et activités à mener ».  

A titre de rappel, le vendredi 21 juin 2024, Rokia Traoré, artiste chanteuse malienne fut arrêté par la police italienne à l’Aéroport international de Rome alors qu’elle s’y rendait pour un concert. Motif, elle est poursuivie par un mandat européen suite à une plainte de son ex conjoint belge pour enlèvement de leur fille.

Et à titre de rectification, Rokia n’est rentrée au bercail avec sa fille sous le bras après le divorce. L’enfant vit ici au Mali depuis mars 2015 alors qu’elle n’avait que trois (3) mois et aujourd’hui elle a 9 ans, selon Moussa Dossolo Traore, Oncle paternel de Rokia.

Cet article a été préalablement publié le 15 octobre 2024 dans le quotidien « Indicateur du Renouveau ».

Mariatou Coulibaly

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